En bref
La création d'une fiche Google est gratuite et tient en quelques écrans, mais quatre décisions prises pendant le formulaire pèsent sur toute la suite : le compte Google utilisé, le nom déclaré, la catégorie principale et le choix entre adresse visible et zone desservie. Google annonce jusqu'à cinq jours ouvrés d'examen après la validation.
Créer une fiche Google My Business, c'est remplir un formulaire gratuit chez Google, puis lui prouver que votre établissement existe vraiment. Comptez quelques jours quand tout est en ordre. Le formulaire est la partie facile : ce sont quatre décisions prises pendant la création qui comptent vraiment, parce qu'elles jouent sur la validation et sur tout ce qui vient après.
Ces quatre décisions : le compte Google utilisé, le nom déclaré, la catégorie principale, et le choix entre adresse visible et zone desservie. Ce sont aussi les champs qui reviennent dans les fiches suspendues.
Un mot de vocabulaire : Google parle aujourd'hui de « fiche d'établissement », et décrit ce produit comme un moyen de gérer sans frais la façon dont votre établissement apparaît sur Maps et dans la recherche (premiers pas avec les fiches d'établissement). L'ancien nom reste le plus employé, donc je garde les deux.
Qui a le droit de créer une fiche Google My Business ?
Les entreprises en contact direct avec leurs clients aux horaires d'ouverture indiqués, et elles seules. C'est la règle que Google met en tête de sa page d'éligibilité, et elle écarte des activités auxquelles on ne pense pas (éligibilité des établissements).
La même page liste les cas inéligibles, et elle vaut une lecture avant de remplir un formulaire pour rien :
- les entreprises qui exercent exclusivement en ligne, marques, organisations ou artistes ;
- les sociétés spécialisées dans la génération de prospects ;
- les propriétés en vente ou en location, sauf l'agence qui les gère ;
- une boîte postale ou une boîte aux lettres loin de l'établissement.
Avec un local ouvert au public, le cas est simple. Si vous intervenez chez vos clients (plomberie, électricité, nettoyage, soins à domicile), Google vous appelle un établissement de services de proximité à domicile : il faut créer une fiche pour votre établissement ou votre bureau central et y indiquer une zone desservie précise, et un bureau « virtuel » ne donne pas droit à une fiche sauf si du personnel y travaille aux horaires d'ouverture (consignes de représentation).
Si vous n'êtes pas éligible, la carte n'est pas la seule porte d'entrée : la publicité ciblée sur une zone fait le travail autrement, avec Google Ads.
Quel compte Google utiliser pour créer la fiche ?
Un compte qui appartient à l'entreprise. Le prérequis est clair : pour créer une fiche d'établissement, vous devez posséder un compte Google, nouveau ou existant, avec une adresse Gmail ou l'adresse de votre choix (valider votre établissement). Google conseille d'y associer votre adresse e-mail professionnelle.
Ce détail administratif décide de qui possède la fiche, donc il pèse lourd. Google rappelle que seuls les propriétaires ou leurs représentants autorisés peuvent faire valider et gérer les informations d'un établissement, et il demande aux prestataires d'encourager le propriétaire à créer son compte, à revendiquer la fiche et à les ajouter ensuite en administrateurs.
C'est la bonne façon de faire, et je vous conseille de l'imposer :
- La fiche est créée sur un compte de l'entreprise. Pas le compte personnel d'un salarié, pas celui de votre agence.
- Votre prestataire est ajouté en administrateur. Chaque utilisateur doit avoir son propre compte Google, sans avoir besoin de votre mot de passe (propriétaires et administrateurs).
- Vous restez propriétaire. Un administrateur peut presque tout faire, sauf gérer les utilisateurs et supprimer la fiche. C'est ce que vous voulez garder.
Dernier point : la propriété peut être révoquée, et Google cite parmi les raisons le fait de ne pas s'être connecté récemment à son compte.
Ce qu'il faut préparer avant d'ouvrir le formulaire
Rassemblez ces éléments avant de commencer : autant d'allers-retours évités.
| À préparer | Le piège à éviter |
|---|---|
| Le nom exact de l'enseigne | Y ajouter le métier ou la ville |
| La catégorie principale la plus précise | Prendre une catégorie générale par confort |
| L'adresse complète ou la liste des communes | Mélanger les deux sans local |
| Les horaires réels, personnel joignable | Annoncer une ouverture qu'on ne tient pas |
| Le téléphone et le site officiels | Mettre un numéro de suivi ou une page tierce |
Deux précisions de Google : le numéro et le site de la fiche doivent être ceux, officiels et uniques, de l'entreprise, et l'adresse attendue est une adresse postale complète, sans repère du type « à l'angle de telle rue » (gérer l'adresse de votre établissement).
Une condition se découvre souvent trop tard : afficher son adresse sur Google suppose une enseigne fixe permanente portant le nom de l'entreprise à cette adresse. Sans enseigne, c'est la zone desservie qu'il faut déclarer.
Créer la fiche : les trois situations possibles
Cherchez d'abord le nom et la ville de votre entreprise sur Google Maps : ce que vous trouvez change la suite.
Aucune fiche n'existe. Google décrit le parcours : aller sur business.google.com/add, cliquer sur « Ajouter votre établissement sur Google », suivre les instructions à l'écran, puis sélectionner une option de validation. La même page rappelle que vous pouvez ajouter ou revendiquer votre établissement sans frais (ajouter ou revendiquer votre fiche).
Une fiche existe mais n'est revendiquée par personne. Cela arrive souvent : Google a créé la fiche à partir d'autres sources. Ouvrez-la sur Maps, sélectionnez « Revendiquer cet établissement », puis choisissez une option de validation. C'est la bonne porte. Créer une deuxième fiche à côté serait l'erreur, puisque les consignes demandent une seule fiche par établissement.
Une fiche validée appartient à quelqu'un d'autre, un ancien associé ou un ancien prestataire. Vous passez par la demande de transfert depuis business.google.com/add : le propriétaire actuel est averti par e-mail et dispose de trois jours pour répondre, et sans réponse de sa part vous pourrez peut-être revendiquer la fiche (demander la propriété d'une fiche). Pour un établissement de services de proximité sans local, Google demande de passer par son assistance.
Nom, catégorie, zone : les choix qui font suspendre une fiche
Trois champs du formulaire sont à risque, dans l'ordre où je les vérifie.
Le nom
Le nom de votre fiche est celui de votre enseigne, celui qui figure sur vos devis et sur votre véhicule. Google écrit qu'il ne faut pas y inclure d'informations superflues, et que le non-respect de cette consigne peut entraîner la suspension de la fiche. Ses exemples listent ce qui est refusé : slogans, codes de magasin, symboles de marque, mots tout en majuscules, horaires, numéros de téléphone ou URL, informations sur les services ou les produits, précisions géographiques ajoutées, mention de l'établissement qui vous héberge.
Une nuance, parce qu'on lit souvent l'inverse : une ville n'est pas interdite quand elle fait partie du nom réel, et les exemples de Google acceptent « Holiday Inn Salem ». C'est la précision ajoutée pour mieux ressortir qui est refusée. La question n'est pas « est-ce que ça m'aiderait », mais « est-ce que je m'appelle comme ça ».
La catégorie principale
Prenez la plus spécifique. Google donne la règle avec un exemple parlant : au lieu de « Salon », choisissez « Salon de manucure ». Vous ne pouvez pas inventer de catégorie, et celles que vous retenez ont une incidence sur votre classement local (gérer votre catégorie d'activité).
Pour les catégories supplémentaires, la consigne est de ne pas en mettre une par produit ou service, mais d'en choisir quelques-unes qui collent vraiment à l'activité. À anticiper : Google avertit qu'ajouter ou modifier une catégorie peut déclencher une nouvelle validation.
L'adresse ou la zone desservie
Si vous n'accueillez pas de clients chez vous, Google demande de supprimer l'adresse de la fiche et de déclarer vos zones desservies à la place. Trois règles de cette page méritent d'être retenues avant de remplir (gérer vos zones desservies) :
- Une seule fiche pour l'ensemble de la zone desservie. Une fiche par commune est donc une fausse bonne idée, même quand on couvre un département entier.
- Jusqu'à 20 zones, déclarées en villes, codes postaux ou autres zones géographiques. Le rayon autour de l'adresse n'est plus proposé.
- Jusqu'à 48 heures pour qu'une modification de zone approuvée s'affiche. Ne refaites donc pas le réglage trois fois dans la journée.
Ces trois champs sont les premiers qu'on examine quand une fiche tombe. Si ça vous arrive, la procédure est dans mon article sur la fiche Google suspendue.
Combien de temps pour valider une fiche Google My Business ?
Jusqu'à cinq jours ouvrés d'examen après l'envoi, et plus longtemps dans de rares cas : c'est Google qui l'annonce, et un e-mail vous confirme la validation.
Avant cet examen vient le choix de la méthode, et c'est là qu'on s'énerve : les méthodes de validation sont déterminées automatiquement par Google et ne peuvent pas être modifiées. Les options dépendent de votre type d'établissement, des informations publiques vous concernant, de votre région et de vos horaires : téléphone, SMS, e-mail, appel vidéo en direct, enregistrement vidéo ou carte postale. Google recommande la vidéo quand la fiche y est éligible, et signale que la validation est parfois instantanée, notamment si votre site est validé dans la Search Console.
Si votre seule option est la carte postale, quatre consignes à respecter à la lettre, parce qu'elles coûtent des semaines quand on les rate :
- Ne modifiez ni le nom, ni l'adresse, ni la catégorie en attendant le courrier : le code envoyé ne fonctionnerait plus.
- Ne demandez pas un second code. Google annule alors le premier et en renvoie un autre, ce qui allonge la procédure.
- Surveillez les délais. Les codes arrivent généralement sous quatorze jours et expirent au bout de trente jours.
- Ne communiquez le code à personne, même à ceux qui gèrent votre fiche : Google écrit qu'il ne vous le demandera jamais.
Validée, la fiche vous fait exister sur la carte. Sortir dans les trois premières places est un autre chantier : il est détaillé dans comment apparaître sur Google Maps.
Ce qu'il faut remplir juste après la validation
Tout de suite : une fiche validée mais vide n'apporte rien, et chaque champ rempli est une occasion de correspondre à ce que tape un client.
Commencez par vos services. Google propose un éditeur de services pour certaines catégories, avec des suggestions adaptées au métier : un plombier se voit proposer « Installer un robinet » ou « Réparer des toilettes », et peut créer des services personnalisés, avec description et prix (gérer vos services). À éviter dans un nom de service personnalisé : les prix et les numéros de téléphone, refusés automatiquement.
Ajoutez ensuite les photos, la description, les horaires détaillés et les attributs proposés pour votre catégorie. Google indique que l'examen d'une modification prend généralement dix minutes, mais peut durer jusqu'à trente jours (que deviennent vos modifications). Tant que la fiche n'est pas validée, seuls certains champs sont modifiables.
Pour passer la fiche au peigne fin ensuite, la liste complète est dans mon article sur l'audit de votre fiche Google My Business.
SWDTail : une fiche créée de zéro, première sur Google Maps
Voilà ce que donne une fiche bien créée, sans rien d'autre à côté. SWDTail lave les voitures à domicile en Essonne. L'entreprise démarrait, sans site et sans visibilité, dans un métier où le client cherche sur son téléphone et appelle le premier professionnel de la carte.
J'ai créé la fiche et je l'ai réglée au détail près : catégories, zones desservies, services, photos, publications régulières. Puis une routine d'avis, avec une demande systématique au bon moment et une réponse à chacun. Le résultat : première position sur Google Maps en moins de 90 jours, une note de 5,0 sur 31 avis, et sur le mois +189 vues de la fiche Google Maps, +47 appels et +23 demandes de devis. Le détail est dans l'étude de cas SWDTail.
Ce dossier montre aussi la limite de l'exercice : une fiche seule reste un point unique de visibilité. Un travail de fond sur le référencement local prend le relais pour couvrir plus de villes, et ici le SEO local en Essonne et la fiche se renforcent l'un l'autre.
Ce qu'il faut faire maintenant
Si vous partez de zéro, voici l'ordre, et rien d'autre dans l'immédiat.
- Vérifiez votre éligibilité, et tranchez entre adresse visible et zone desservie.
- Identifiez le compte Google de l'entreprise, celui qui restera propriétaire.
- Cherchez votre nom et votre ville sur Maps : création, revendication ou transfert, ce n'est pas le même chemin.
- Remplissez le nom tel quel, la catégorie la plus précise, l'adresse complète ou vos zones.
- Lancez la validation avec la méthode proposée, et ne touchez plus à rien jusqu'à la réponse.
- Une fois validé, remplissez services, photos et horaires, et ajoutez vos prestataires en administrateurs.
Si vous préférez ne pas apprendre les consignes de Google à vos frais, c'est le travail que je fais sur une fiche Google My Business : création ou reprise en main, réglage complet, puis les avis et les publications qui la font remonter. Hoopyz est une agence à taille humaine, et vous pouvez voir qui je suis avant de me confier quoi que ce soit.
Pour un avis extérieur avant de vous lancer, réservez un audit gratuit : trente minutes, et vous repartez avec les bons choix pour vos champs à risque.
Les points clés
- Seules les entreprises en contact direct avec leurs clients aux horaires indiqués ont droit à une fiche d'établissement.
- Créez la fiche sur un compte Google qui appartient à l'entreprise, puis ajoutez votre prestataire en administrateur : la propriété doit rester chez vous.
- Si vous travaillez chez vos clients, l'adresse est masquée et remplacée par une zone desservie, avec une seule fiche pour toute la zone.
- Le nom déclaré est celui de votre enseigne : y ajouter le métier, la ville ou un numéro expose la fiche à une suspension.
- Google examine la validation en cinq jours ouvrés maximum, parfois plus, et la carte postale ajoute l'acheminement du code.
- Pendant l'attente d'un code postal, ne touchez ni au nom, ni à l'adresse, ni à la catégorie : le code ne fonctionnerait plus.
Sources
- Google, Premiers pas avec les fiches d'établissement Google
- Google, Éligibilité des établissements et consignes applicables aux propriétaires
- Google, Ajouter ou revendiquer votre fiche d'établissement
- Google, Valider votre établissement sur Google
- Google, Consignes relatives à la représentation de votre établissement
- Google, Gérer votre catégorie d'activité
- Google, Gérer l'adresse de votre établissement
- Google, Gérer vos zones desservies
- Google, Gérer les propriétaires et les administrateurs de votre fiche
- Google, Demander la propriété d'une fiche d'établissement
- Google, Gérer vos services sur votre fiche d'établissement
- Google, Que deviennent les modifications apportées à votre fiche ?