En bref
Pour apparaître sur Google Maps, il faut une fiche d'établissement créée, validée et remplie : aucun site ni aucune ancienneté ne remplace cette étape. La validation est examinée en cinq jours ouvrés maximum selon Google. Ensuite seulement vient le classement, qui repose sur la pertinence, la distance et la proéminence.
Comment apparaître sur Google Maps quand on est artisan ou gérant d'une TPE ? Il faut une fiche d'établissement créée, validée par Google, puis remplie correctement. Rien d'autre ne vous fait entrer dans la carte : ni votre site, ni vos années d'activité, ni votre nombre de clients.
Et il y a deux chantiers à ne pas confondre. Exister sur la carte, c'est de l'administratif : on crée, on valide, on remplit. Figurer parmi les trois fiches que Google affiche en premier, c'est autre chose, et ça se joue sur des critères qu'il documente lui-même.
Une précision de vocabulaire avant d'entrer dans le détail : Google parle aujourd'hui de « fiche d'établissement ». Son ancien nom, « Google My Business », reste le plus employé, donc je garde les deux ici.
Faut-il un local pour apparaître sur Google Maps ?
Non, mais il faut rencontrer des clients. Google réserve la fiche d'établissement aux entreprises qui sont en contact direct avec leurs clients aux horaires d'ouverture indiqués (éligibilité des établissements).
La même page liste ce qui n'y a pas droit, et ça vaut la peine de le lire avant de perdre du temps : les entreprises qui exercent exclusivement en ligne, les sociétés spécialisées dans la génération de prospects, et les fiches dont l'adresse est une boîte postale ou une boîte aux lettres située loin de l'établissement.
Si vous travaillez chez vos clients, vous êtes ce que Google appelle un établissement de services de proximité : plomberie, électricité, nettoyage à domicile, soins à domicile. Dans ce cas, l'adresse doit être supprimée de la fiche et remplacée par vos zones desservies (gérer vos zones desservies). Trois règles à retenir de cette page :
- Une seule fiche pour toute la zone desservie. Créer une fiche par commune est donc une fausse bonne idée, même quand on couvre tout un département.
- Jusqu'à 20 zones, déclarées en villes, codes postaux ou autres zones géographiques. Le rayon autour de l'adresse n'est plus proposé.
- Comptez jusqu'à 48 heures pour qu'une modification de zone approuvée s'affiche sur la fiche. Ne refaites donc pas le réglage trois fois dans la journée.
Si vous recevez vos clients sur place et que vous vous déplacez aussi, Google parle d'établissement mixte : vous gardez l'adresse, vos horaires avec du personnel sur site, et vous ajoutez une zone desservie.
Comment faire apparaître mon entreprise sur Google Maps, étape par étape
Commencez par chercher le nom de votre entreprise et votre ville sur Google Maps. Une fiche non validée peut très bien exister déjà pour votre entreprise, et la suite n'est pas la même selon ce que vous trouvez.
Aucune fiche n'existe. Vous en créez une depuis business.google.com/add, en choisissant « Ajouter votre établissement sur Google », puis vous suivez les écrans jusqu'à la sélection d'une méthode de validation (ajouter ou revendiquer votre fiche). Il vous faut un compte Google, et Google précise que l'opération se fait sans frais. Si quelqu'un vous facture la simple création de la fiche, vous payez pour un formulaire.
Une fiche existe mais n'est revendiquée par personne. Ouvrez-la sur Maps et sélectionnez « Revendiquer cet établissement », puis choisissez une méthode de validation. C'est la bonne porte, et surtout pas la création d'une deuxième fiche : les consignes de Google demandent une seule fiche par établissement, et des doublons font que vos informations risquent de ne pas s'afficher correctement.
Une fiche validée appartient à quelqu'un d'autre. Cela arrive avec un ancien prestataire ou un ancien associé. Vous demandez alors le transfert de propriété : le propriétaire actuel est averti par e-mail et dispose de trois jours pour répondre. Sans réponse de sa part dans ce délai, vous pourrez peut-être revendiquer la fiche (demander la propriété d'une fiche). Pour un établissement de services de proximité sans local, Google demande de passer par son assistance.
Pendant que vous remplissez, préparez les informations qui comptent : le nom exact tel qu'il figure sur vos documents et votre véhicule, la catégorie principale la plus précise possible, vos prestations et vos horaires. Ce travail n'est pas de la décoration, il nourrit directement votre classement, et je l'ai détaillé point par point dans l'audit de fiche Google My Business.
La validation : l'étape qui décide si vous apparaissez
C'est l'étape qu'on peut croire facultative, et c'est celle qui bloque tout. Google indique que la validation vous rend propriétaire de la fiche et vous permet de modifier les informations de votre établissement et d'interagir avec les clients (valider votre établissement). Sa page sur le classement local va plus loin : valider indique à Google que vous êtes autorisé à représenter l'établissement, ce qui augmente ses chances d'apparaître dans les résultats de recherche.
Point important, et source de beaucoup d'énervement : les méthodes de validation sont déterminées automatiquement par Google et ne peuvent pas être modifiées. Les options proposées dépendent de votre type d'établissement, des informations publiques vous concernant, de votre région et de vos horaires d'ouverture. Selon les cas : téléphone, SMS, e-mail, appel vidéo en direct, enregistrement vidéo ou carte postale. Google recommande la validation vidéo quand votre établissement y est éligible.
Si votre seule option est la carte postale, trois consignes à respecter à la lettre, parce qu'elles vous coûtent des semaines si vous les ratez :
- Ne modifiez ni le nom, ni l'adresse, ni la catégorie de l'établissement en attendant le courrier : le code envoyé ne fonctionnerait plus.
- Ne demandez pas un deuxième code. Google annule alors le premier et en renvoie un autre, ce qui allonge la procédure.
- Surveillez les délais. Les codes arrivent généralement sous 14 jours et expirent au bout de 30 jours.
Une fois la validation envoyée, Google examine les informations fournies, ce qui prend jusqu'à cinq jours ouvrés et, dans de rares cas, plus longtemps. Vous recevez un e-mail de confirmation quand c'est fait. Et gardez votre code pour vous : Google écrit qu'il ne vous le demandera jamais, et qu'il ne faut le communiquer à personne, même aux gens qui gèrent votre fiche.
Combien de temps avant d'apparaître sur Google Maps ?
Quelques jours, si la validation se passe bien : l'examen est annoncé en cinq jours ouvrés maximum, parfois plus, et la carte postale ajoute l'acheminement du code (valider votre établissement). C'est la réponse à « quand est-ce que j'existe ».
La réponse à « quand est-ce que je sors en premier » est tout autre, et personne ne peut vous la donner à l'avance. Elle dépend du nombre de concurrents dans votre zone, de leur ancienneté sur la carte, de leurs avis et de la précision de leur fiche. Ce que je peux dire, c'est que ça se compte en mois de travail régulier, pas en jours.
Méfiez-vous donc de deux promesses : un délai garanti, et une position garantie. Google écrit noir sur blanc qu'il n'existe aucun moyen d'obtenir une meilleure place au classement local sur demande ou contre rémunération.
Apparaître puis monter : sur quoi Google classe les fiches
Les résultats à proximité reposent principalement sur trois facteurs, et Google les nomme : la pertinence, la distance et la proéminence (conseils pour améliorer votre classement local).
La pertinence, c'est la correspondance entre votre fiche et ce que tape la personne. Google précise que les établissements qui fournissent des informations complètes et exactes ont plus de chances d'apparaître dans les résultats à proximité. Autrement dit, chaque champ laissé vide est une occasion perdue.
La distance sépare votre établissement de la personne qui cherche. Vous ne la réglez pas. C'est pour ça qu'une fiche peut être première depuis le quartier d'à côté et introuvable depuis l'autre bout du département, sans que rien ne soit cassé.
La proéminence, c'est le fait d'être connu. Google indique que ce facteur s'appuie notamment sur le nombre de sites qui renvoient vers votre établissement et sur le nombre d'avis reçus, et que plus vous obtenez d'avis et de notes positives, plus votre établissement grimpe dans le classement local. C'est le seul endroit où votre énergie quotidienne change quelque chose. Pour savoir combien d'avis il vous faut réellement pour bouger votre note, le calcul est dans l'article sur le nombre d'avis Google nécessaires.
Deux facteurs sur trois dépendent donc de vous. C'est à la fois peu et beaucoup : peu, parce qu'on ne déplace pas son atelier ; beaucoup, parce qu'une fiche concurrente laissée à moitié remplie se repère tout de suite quand on compare.
SWDTail : premier sur Google Maps en moins de 90 jours, sans site
SWDTail lave les voitures à domicile en Essonne. L'entreprise démarrait, sans site et sans visibilité. Dans ce métier, le client cherche sur son téléphone et appelle le premier professionnel affiché sur la carte : tout se joue sur Maps.
On a créé et réglé la fiche au détail près (catégories, zones desservies, services, photos, publications régulières), puis travaillé le référencement local sur le département. Avec, en parallèle, une routine d'avis : demander l'avis au bon moment, systématiquement, et répondre à chacun.
Résultat : première position sur Google Maps en moins de 90 jours, une note de 5,0 sur 31 avis, et sur le mois +189 vues de la fiche, +47 appels et +23 demandes de devis. Le détail de la méthode est dans l'étude de cas SWDTail. Un exemple réel, pas une promesse : chaque zone et chaque métier sont différents.
Deux choses à retenir de ce dossier. On peut aller chercher des clients sans site quand le métier se joue sur la carte. Et la fiche ne vit pas seule : elle tire le référencement local en Essonne, et un site vitrine devient utile ensuite, pour couvrir d'autres communes et des recherches plus précises qu'une fiche unique ne peut pas viser.
Pourquoi mon entreprise n'apparaît pas sur Google Maps ?
Quatre causes à écarter, dans cet ordre : la première se vérifie en une minute, la dernière demande de savoir où regarder.
La fiche n'est pas validée. C'est la première chose à vérifier, parce que tant que ce n'est pas fait, vous ne contrôlez rien et vos chances d'apparaître sont réduites. Si vous n'avez jamais saisi de code ni confirmé quoi que ce soit, vous avez votre réponse.
La fiche est suspendue ou désactivée. Google peut suspendre une fiche qui ne respecte pas ses consignes, et une procédure d'appel existe, avec des justificatifs à l'appui : immatriculation de l'entreprise, licence professionnelle, attestations fiscales, factures de charges (corriger les fiches suspendues). Le réflexe à éviter absolument : créer une deuxième fiche pendant l'examen de l'appel.
Il existe un doublon. Deux fiches pour la même entreprise, et vos informations risquent de ne pas s'afficher correctement. Cherchez votre nom sur Maps, vous serez peut-être surpris de ce que vous trouvez.
Elle apparaît, mais pas là où vous regardez. C'est la distance qui joue, et votre propre téléphone est le pire des juges : vous êtes connecté à votre compte, souvent à votre adresse. Regardez plutôt les données de performance de la fiche, les termes de recherche qui l'ont fait apparaître, les vues, les appels et les demandes d'itinéraire. Ce sont ces chiffres qui disent si le problème est la visibilité ou la conversion.
Ce qu'il faut faire maintenant
Cinq étapes, dans cet ordre, une heure devant vous suffit pour les trois premières.
- Cherchez votre entreprise sur Google Maps et tranchez : aucune fiche, une fiche non revendiquée, ou une fiche qui appartient à quelqu'un d'autre.
- Créez ou revendiquez, puis lancez la validation avec la méthode que Google vous propose, sans chercher à en changer.
- Tranchez la question de l'adresse : accueil sur place, intervention chez le client, ou les deux. Et déclarez vos zones desservies si vous vous déplacez.
- Remplissez tout : catégorie principale précise, prestations avec les mots de vos clients, horaires, photos réelles prises au téléphone.
- Installez votre routine d'avis dès le premier client validé, et répondez à chaque avis reçu.
Si vous préférez confier le sujet à quelqu'un, c'est exactement le travail que je fais sur une fiche Google My Business : création ou reprise en main, validation, réglage complet, avis et publications, puis le suivi des appels. Hoopyz est une agence à taille humaine : la personne qui regarde votre fiche est celle qui travaille dessus ensuite, et vous pouvez voir qui je suis avant de me confier quoi que ce soit.
Et si vous voulez juste savoir ce qui bloque chez vous, réservez un audit gratuit : trente minutes, on regarde votre fiche et les trois qui passent devant, et vous repartez avec vos corrections classées, que vous travailliez avec moi ou non.
Les points clés
- Exister sur la carte et monter dans la carte sont deux chantiers différents : le premier est administratif, le second se travaille dans la durée.
- Google réserve la fiche d'établissement aux entreprises en contact direct avec leurs clients : une activité uniquement en ligne n'y a pas droit.
- Si vous intervenez chez vos clients, l'adresse sort de la fiche et vous déclarez des zones desservies, avec une seule fiche pour toute la zone.
- Les méthodes de validation sont choisies par Google et ne se changent pas : téléphone, SMS, e-mail, appel vidéo ou carte postale selon votre cas.
- L'examen de la validation prend jusqu'à cinq jours ouvrés, et le code envoyé par courrier arrive généralement sous quatorze jours.
- SWDTail est passé 1er sur Google Maps en moins de 90 jours, sans site, avec +189 vues de fiche et +47 appels par mois.
Sources
- Aide Google : ajouter ou revendiquer votre fiche d'établissement
- Aide Google : valider votre établissement sur Google
- Aide Google : éligibilité des établissements et consignes applicables aux propriétaires
- Aide Google : gérer vos zones desservies
- Aide Google : conseils pour améliorer votre classement local
- Aide Google : demander la propriété d'une fiche d'établissement
- Aide Google : corriger les fiches d'établissement suspendues