En bref
Un site d'artisan qui ramène des chantiers repose sur quelques pages précises : une par prestation, une par zone, des réalisations, des avis et une page de contact courte. Sur chacune, la zone d'intervention et le bouton d'appel doivent être visibles sans faire défiler. Le reste est du décor.
Un site internet d'artisan ne sert pas à faire joli, il sert à faire sonner votre téléphone. Ce qui déclenche l'appel tient à peu de choses : qu'on comprenne en trois secondes ce que vous faites et où vous intervenez, qu'on voie de vrais chantiers et de vrais avis, et qu'un bouton d'appel soit toujours sous le pouce.
Je détaille ici les pages et les blocs qui changent quelque chose, dans l'ordre où je les construis. Vous verrez aussi ce que ça a donné pour un plombier de Charente, ce que coûte un site vitrine et comment le faire connaître une fois en ligne.
Pourquoi créer un site internet quand on est artisan ?
Pour aller chercher les recherches que votre fiche Google ne couvre pas, et pour rassurer ceux qui hésitent entre vous et deux autres noms.
Votre fiche est très bonne à une chose : vous faire sortir sur la carte quand quelqu'un cherche votre métier près de chez lui. Mais si vous travaillez chez le client plutôt qu'à votre adresse, Google demande de retirer l'adresse et de déclarer une zone desservie, et précise qu'un établissement de services de proximité ne peut avoir qu'une seule fiche pour l'ensemble de cette zone (gérer vos zones desservies). Une seule fiche, donc, pour dix communes et huit prestations.
C'est là que le site prend le relais. Lui peut avoir une page par commune et une page par prestation, et répondre à quelqu'un qui tape le nom exact de ce qu'il veut faire faire plutôt que le nom de votre métier.
Il y a une deuxième raison, moins technique. Quand on fait entrer quelqu'un chez soi, on veut savoir à qui on a affaire. Le site est le seul endroit où vous pouvez montrer vos chantiers, votre tête, vos assurances et votre façon de travailler sans dépendre de la mise en page de quelqu'un d'autre.
Quelles pages doit contenir un site d'artisan ?
Cinq familles de pages, et rarement plus au démarrage.
- L'accueil : qui vous êtes, ce que vous faites, où, et un bouton d'appel. Il sert de carrefour vers le reste, pas de catalogue.
- Une page par prestation : dépannage, installation, entretien, rénovation. Chaque page traite une seule chose, avec les mots que vos clients emploient pour la demander.
- Une page par zone : votre ville, les communes voisines où vous vous déplacez vraiment, et le département si vous le couvrez. Une page de zone ne se résume pas à un nom de ville remplacé : elle parle de vos chantiers là-bas et de vos délais de déplacement.
- Les réalisations : des photos de vos chantiers, avec une phrase sur le problème et ce que vous avez fait. C'est ce qui prouve que vous faites le travail dont vous parlez.
- Le contact : un numéro, un formulaire court, vos horaires et votre zone. Rien d'autre.
Ajoutez les mentions légales, obligatoires, et c'est tout pour commencer. Un site de cinq pages bien faites vaut mieux qu'un site de trente pages qui se ressemblent toutes. Si vous en avez déjà un qui ne vous amène rien, la question n'est pas toujours de tout refaire : la page refonte de site internet explique quand une refonte garde ce qui marche déjà.
Ce qui fait décrocher le téléphone, bloc par bloc
Sur chaque page, quatre éléments font la différence entre une visite et un appel.
La zone d'intervention, écrite noir sur blanc
C'est la première question du visiteur : est-ce qu'il se déplace chez moi ? Listez les communes, pas seulement « et alentours ». Un habitant d'un village voisin n'a aucun moyen de savoir si « toute la région » l'inclut.
Le bouton d'appel toujours accessible
Partez du principe que la page sera lue sur un téléphone, peut-être debout, peut-être avec une fuite au sol. Le numéro reste visible pendant qu'on fait défiler la page, et un appui dessus lance l'appel. C'est le geste le plus simple que vous puissiez demander.
Les preuves, près des boutons
Vos avis Google, vos photos de chantiers, vos labels et vos assurances. Placez-les juste avant ou juste après l'endroit où vous demandez l'appel : c'est là que le doute se lève ou pas. Et préférez toujours une photo prise au téléphone sur un vrai chantier à une image achetée, qui ne montre rien de votre travail.
Un formulaire de devis qui demande le minimum
Nom, téléphone, ville, une ligne pour le besoin, et éventuellement une photo à joindre. Chaque champ supplémentaire est une occasion d'abandonner. Vous poserez vos questions au téléphone, c'est votre métier.
Que faut-il écrire sur son site quand on est artisan ?
Ce que vous diriez au téléphone, sans les formules de brochure.
Le titre de chaque page dit le métier et le lieu. Le premier paragraphe répond à la question de la page. Ensuite viennent le détail de la prestation, ce que vous faites et ce que vous ne faites pas, et ce qui se passe après la demande.
Deux conseils. D'abord, ne promettez pas de délai que vous ne tiendrez pas : « réponse rapide » vaut mieux qu'un « sous 24 h » qui vous met en faute dès que la journée déborde. Ensuite, parlez prix, même sans donner de tarif exact : dire ce qui fait varier un devis évite les appels qui ne mènent nulle part et rassure ceux qui ont peur de la mauvaise surprise.
Évitez aussi la page « Nos valeurs » remplie de formules interchangeables. À la place, une page « Qui je suis » avec une photo et deux paragraphes vrais. Vous pouvez regarder la mienne pour voir ce que j'entends par là.
Une page par prestation et par zone : ce que ça a donné pour Plombier 16
Plombier 16 est un artisan plombier chauffagiste climaticien, présent à Angoulême et à Royan. Il avait déjà un site, mais celui-ci ne montrait pas sa particularité : il couvre six départements, là où ses concurrents en couvrent un seul.
Autre problème, l'outil qui hébergeait le site avait généré tout seul 54 pages de villes presque identiques, qui se faisaient concurrence entre elles sur Google.
La refonte a consisté exactement en ce que je décris plus haut : une page par département pour les recherches du type « plombier » plus le nom de la ville, une page par prestation (chaudière, pompe à chaleur, climatisation, chauffe-eau, salle de bain, adoucisseur, désembouage, dépannage), et ses avis clients affichés sur les pages principales. Les adresses des pages existantes ont été gardées, parce que changer une adresse fait perdre du terrain sur Google.
Le résultat, sur le mois : +364 visiteurs sur le site, +127 appels entrants et +53 demandes de devis. L'entreprise est aujourd'hui première sur « plombier 16 » et « plombier angoulême », et le premier vrai plombier affiché sur « plombier charente ». Le détail est dans l'étude de cas Plombier 16. C'est un exemple réel, pas une promesse : chaque dossier est différent.
Un point mérite d'être retenu : la page dédiée à Royan pèse à elle seule une part importante du trafic. Une ville, une page qui lui parle vraiment.
Combien coûte un site vitrine pour un artisan ?
Chez Hoopyz, un site vitrine de 5 pages démarre à 1 490 € HT, et à 2 990 € HT avec le travail de référencement et la publicité, le budget versé à Google en plus. Le prix exact est fixé après l'audit gratuit, sur un devis détaillé ligne par ligne, et il ne bouge plus ensuite.
La maintenance est une ligne séparée : 0, 90 ou 180 € HT par mois selon ce que vous voulez déléguer. Le détail des formules est sur la page tarifs.
Comptez 2 à 4 semaines de délai pour un site vitrine, et 6 à 8 semaines pour un site plus grand avec tout le travail pour remonter sur Google. Ce qui retarde un projet n'est presque jamais la technique : c'est de réunir les photos de chantiers et de valider les textes. Préparez vos photos avant de commencer, vous gagnerez une semaine.
Une remarque sur les offres à très bas prix payées au mois : regardez toujours qui est propriétaire du nom de domaine et du site. Si vous ne l'êtes pas, vous louez une vitrine, et vous repartez de zéro le jour où vous changez de prestataire.
Comment faire connaître son site internet ?
Un site en ligne n'amène rien tant que personne ne le trouve. Trois leviers, dans cet ordre.
Le référencement local. Ce sont les pages par prestation et par zone dont je parlais : c'est le travail de fond, celui qui continue de produire quand vous arrêtez de payer. C'est tout l'objet du référencement naturel, et il existe une page par ville quand vous ciblez un secteur précis, par exemple le référencement à Angoulême.
Votre fiche Google. Elle renvoie vers le site et travaille en même temps que lui. Google indique que la proéminence de votre établissement s'appuie notamment sur le nombre de sites qui renvoient vers lui et sur le nombre d'avis reçus (conseils pour améliorer votre classement local). Si vous ne savez pas où en est la vôtre, déroulez la checklist d'audit de fiche Google My Business, et pour les avis, le calcul du nombre d'avis nécessaires vous dira ce qu'il vous faut vraiment.
La publicité. Google Ads amène des demandes tout de suite, ce que le référencement ne fait pas. Mais une annonce envoie vers une page, et c'est la page qui transforme ou non la visite en appel. Je préfère toujours régler la page avant d'ouvrir un budget de pub.
Les erreurs qui empêchent un site d'artisan de sonner
Voici celles qui coûtent le plus cher sur un site d'artisan existant :
- Des pages de villes générées automatiquement, identiques au nom près. Elles se font concurrence entre elles, comme sur le site de Plombier 16 avant la refonte.
- Aucune zone d'intervention écrite, ou une formule vague qui oblige le visiteur à appeler pour savoir s'il est dans le secteur. Il peut aussi passer au nom suivant.
- Un numéro planqué en pied de page, alors que c'est l'action principale.
- Des photos de banque d'images à la place de vos chantiers.
- Un site lent sur téléphone, par exemple à cause d'images non compressées.
- Aucun suivi, donc aucune idée du nombre d'appels que le site génère. Sans mesure, on discute d'impressions.
Par où commencer
Si vous partez de zéro, faites les choses dans cet ordre.
- Listez vos prestations telles que vos clients les demandent, pas telles qu'elles s'appellent dans le métier.
- Listez vos communes, celles où vous vous déplacez réellement.
- Rassemblez vos photos de chantiers, avant et après si vous en avez. Dix bonnes photos suffisent.
- Vérifiez votre fiche Google en parallèle : elle vous rapporte des appels pendant que le site se construit.
- Décidez ce que le site doit vous rapporter : des appels, des devis, des rendez-vous. C'est ce chiffre que vous suivrez ensuite.
Si vous préférez que quelqu'un s'en occupe, c'est exactement le travail que je fais sur un site internet : je comprends ce que cherchent vos clients, j'écris tous les textes, je construis le site et je suis vos demandes une fois en ligne. Vous n'avez rien à rédiger.
Hoopyz est une agence à taille humaine : la personne qui regarde votre projet est celle qui le fait ensuite. Si vous voulez qu'on en parle, réservez un audit gratuit : trente minutes, et vous repartez avec un plan, que vous travailliez avec moi ou non.
Les points clés
- Une page par prestation et une page par zone : c'est ce qui permet de sortir sur les recherches précises que la fiche Google ne couvre pas.
- La zone d'intervention doit être écrite noir sur blanc, commune par commune : c'est la première question que se pose le visiteur.
- Des photos de vos chantiers valent mieux que n'importe quelle image achetée : on choisit un artisan, pas un site.
- Le bouton d'appel reste visible en permanence sur téléphone, et le formulaire de devis demande le minimum.
- Plombier 16 est passé à +364 visiteurs, +127 appels et +53 demandes de devis par mois après la refonte de son site.
- Un site vitrine de 5 pages démarre à 1 490 € HT, et le prix exact est fixé après l'audit.